Le paysage du transport urbain

Les embouteillages dans nos villes peuvent être réduits par une simple mesure : Plus les gens utilisent exclusivement leurs voitures privées, plus ils  amplifient l’étouffement urbain, rendant la conduite en ville un vrai cauchemar. Dans ce cas le recours aux moyens de transport alternatif peut figurer comme une solution.

Dans les zones urbaines, en raison de la forte densité de population, de nombreuses options de mobilité sont disponibles, rentables, efficaces  et peuvent être combinées individuellement. La plupart des trajets peuvent être effectués sans utiliser les véhicules privés, Les autres types de transport, grâce à  l’organisation d’un réseau étudié  sont capable de rapprocher les destinations en un temps record.  

La meilleure connexion compte, pas le moyen de transport

Dans le projet de recherche « Urban Mobility Comfort », nous avons défini la mobilité urbaine comme une mobilité intermodale, c’est-à-dire la combinaison de différents moyens de transport. En termes purement rationnels, il y aurait beaucoup à dire sur l’utilisation intermodale de différents moyens de transport. Mais la réalité est différente, comme l’a montré le comportement des personnes testées dans le cadre du projet : un peu moins de la moitié seulement (109 sur 239) des déplacements effectués dans le cadre du test étaient effectivement intermodaux. Et dans d’autres études, par exemple celles menées par l’Association des transports de Stuttgart, les personnes interrogées apprécient, également, les itinéraires directs vers leur destination.

L’intermodalité dans nos villes est-elle viable pour l’avenir ?

Heureusement, les distances dans le centre des villes sont si courtes qu’elles peuvent, souvent, être couvertes par un seul moyen de transport public (en combinaison avec une promenade) sur un itinéraire direct. Ainsi, les transports publics sont, plus souvent, utilisés, même s’ils ne sont pas intermodaux. En revanche, pour les distances plus longues dans la banlieue, la combinaison de la voiture et des transports publics via des offres de parkings relais devient intéressante. Le stationnement à faible coût dans les environs et l’évitement des embouteillages sont les arguments en faveur de ce concept. Cet exemple montre que les automobilistes optent effectivement pour le transport intermodal si des solutions attrayantes sont disponibles.

Mobilité durable

Il est bien connu que l’on apprend des mauvaises expériences. Dans notre cas, cela signifie, que la solution aux embouteillages ne passe pas par plus de routes, mais par le manque parkings, en fin de compte, par la fin de la primauté de la circulation automobile individuelle. Un système de mobilité, qui offre des liaisons directes, dans tout le pays pour le seul transport individuel motorisé, devrait être fondamentalement reconsidéré ! Si nous voulons créer des villes durables pour des personnes très mobiles et promouvoir en même temps des moyens de mobilité durables, nous devons envisager de limiter les formes de mobilité pratiques mais nuisibles. Pour certains, cela peut ressembler à une attaque contre l’industrie automobile nationale. Mais là aussi, l’instinct s’y oppose. Selon la plupart des scénarios d’avenir, Mercedes, Porsche et Cie n’auront pas à faire face à une baisse des achats de véhicules au cours des prochaines décennies ; au contraire, la voiture individuelle cédera au profit des transports publics.